La curcumine contre le cancer du sein
La curcumine efficient pour mettre en échec les cellules cancéreuses
La curcumine est le trio de « curcuminoïdes » ces pigments composant la racine de curcuma et, est responsable de sa couleur jaune. La curcumine a une très forte concentration d’antioxydant et des propriétés anti-inflammatoires avérées.
Les études et expériences préliminaires sur la curcumine suggèrent qu’elle renforce le système immunitaire et favorise la santé du cerveau de manière exclusive.
Plus tôt cette année, les articles des études de synthèse sur la curcumine ont permis de déclarer:
« Les essais cliniques de grande envergure au cours du dernier quart de siècle ont abordé l’efficacité de la curcumine et ses effets prometteurs ont été observés chez des patients… »

Ces études sont réalisées à l’Université de l’Indiana et l’Université Purdue, où ils ont constaté que quand l’oméga-3 DHA et la curcumine sont combinés, ils ont la capacité de ralentir la croissance des cellules du cancer du sein.
Ces composés se potentialisent mieux lorsqu’il sont combinés, que lorsqu’ils sont testés séparément.
La curcumine + DHA ralenti la croissance de toutes les catégories de cancer du sein.
Les gènes qui favorisent le développement du cancer du sein ont été désactivés, et les gènes qui suppriment le développement des cellules cancéreuses ont été activés par la curcumine.
La raison pour laquelle ces composés ont si bien fonctionné ensemble c’est parce que le DHA permet aux cellules de cancer du sein d’absorber les effets de la curcumine.
Pour aider à l’absorption de la curcumine, nous vous recommandons d’utiliser le curcuma sous forme de curcumine pure à 95% additionnée de 5% de pipérine avec les aliments suivant :
- Les poissons gras sauvages comme le saumon sauvage d’Alaska, le thon, les sardines, la morue, les anchois, le hareng et le maquereau.
- Produits laitiers biologiques ainsi que des viandes et des volailles d’élevage naturel.
- Les huiles ayant une faible teneur en acides gras oméga-6 et de matière grasse, telles que l’huile d’olive biologique et d’huile de macadamia organique.
La curcumine contre le cancer du sein : potentiel scientifique, mécanismes et limites
La curcumine, principal composé actif du curcuma (Curcuma longa), suscite depuis plusieurs années un intérêt croissant dans la recherche oncologique. Connue pour ses propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes, elle fait aujourd’hui l’objet de nombreuses études précliniques et cliniques évaluant son rôle potentiel dans la prévention et l’accompagnement du cancer du sein.
Mais que dit réellement la science ? Quels mécanismes biologiques sont impliqués ? Et quelles sont les limites actuelles de son utilisation ? Cet article fait le point de manière claire et documentée.
Qu’est-ce que la curcumine ?
La curcumine est un polyphénol naturel extrait du rhizome du curcuma, une épice largement utilisée dans la médecine traditionnelle ayurvédique et chinoise. Elle représente environ 2 à 5 % de la composition du curcuma brut.
Ses principales propriétés biologiques reconnues :
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Anti-inflammatoire
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Antioxydante
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Modulation du système immunitaire
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Régulation de multiples voies cellulaires impliquées dans le cancer
Cancer du sein : un contexte biologique complexe
Le cancer du sein n’est pas une maladie unique. Il existe plusieurs sous-types moléculaires :
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Cancer du sein hormonodépendant (ER+, PR+)
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Cancer HER2 positif
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Cancer du sein triple négatif (TNBC), plus agressif et sans thérapie ciblée efficace
Cette hétérogénéité explique l’intérêt pour des molécules capables d’agir sur plusieurs voies biologiques simultanément, comme la curcumine.
Mécanismes d’action de la curcumine sur le cancer du sein
1. Inhibition de la prolifération tumorale
De nombreuses études in vitro montrent que la curcumine :
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Bloque le cycle cellulaire
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Inhibe les facteurs de transcription pro-cancéreux (NF-κB, STAT3, AP-1)
-
Réduit l’expression des gènes favorisant la croissance tumorale
Ces effets ont été observés sur plusieurs lignées de cellules de cancer du sein, y compris le triple négatif.
2. Induction de l’apoptose (mort cellulaire programmée)
La curcumine favorise la mort des cellules cancéreuses en :
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Activant les caspases
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Diminuant l’expression de Bcl-2 (protéine anti-apoptotique)
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Augmentant Bax et p53 (pro-apoptotiques)
Ce mécanisme est central dans la lutte contre la résistance aux traitements.
3. Effet anti-angiogénique et anti-métastatique
La curcumine agit sur :
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La réduction de VEGF (facteur de formation des vaisseaux sanguins)
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L’inhibition des métalloprotéinases (MMP-2, MMP-9)
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La limitation de l’invasion et de la migration cellulaire
Ces propriétés suggèrent un rôle potentiel dans la prévention des métastases.
4. Sensibilisation aux traitements conventionnels
Plusieurs travaux indiquent que la curcumine pourrait :
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Augmenter l’efficacité de la chimiothérapie (doxorubicine, paclitaxel)
-
Réduire la chimiorésistance
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Diminuer certains effets secondaires inflammatoires
Elle est étudiée comme adjuvant thérapeutique, et non comme traitement unique.
Curcumine et inflammation : un axe clé
L’inflammation chronique est un facteur reconnu dans la progression du cancer du sein. La curcumine inhibe fortement :
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COX-2
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TNF-α
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IL-6
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NF-κB
Cette action anti-inflammatoire systémique est considérée comme l’un de ses principaux atouts dans une approche intégrative.
Biodisponibilité : la principale limite
Un problème bien documenté
La curcumine présente une faible biodisponibilité orale :
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Mauvaise absorption intestinale
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Métabolisme rapide
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Élimination rapide
Solutions étudiées
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Association avec la pipérine (poivre noir) → biodisponibilité x20
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Formes liposomales
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Nanoparticules
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Curcumine micellaire
Ces formulations sont celles utilisées dans les essais cliniques récents.
Que disent les études cliniques ?
Les essais cliniques chez l’humain restent encore limités mais montrent :
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Une bonne tolérance, même à doses élevées (jusqu’à 8 g/jour)
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Des effets positifs sur certains marqueurs inflammatoires
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Un potentiel intérêt en complément des traitements standards
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À ce jour, la curcumine ne remplace pas les traitements conventionnels, mais elle fait partie des pistes les plus étudiées en oncologie intégrative.
Curcumine : prévention, accompagnement, espoir mesuré
La curcumine apparaît aujourd’hui comme :
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Un agent chimiopréventif potentiel
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Un complément prometteur dans une approche globale du cancer du sein
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Une molécule multitarget unique, bien tolérée et peu coûteuse
Cependant, son utilisation doit toujours se faire :
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Avec un avis médical
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En complément, et non en substitution, des traitements validés
Conclusion
La curcumine contre le cancer du sein représente une piste scientifique sérieuse, soutenue par un volume important de recherches précliniques et cliniques.
Ses effets anti-inflammatoires, antiprolifératifs et pro-apoptotiques en font une molécule d’intérêt majeur en oncologie intégrative.
Si la prudence reste de mise, la recherche continue d’explorer son potentiel, notamment dans les formes agressives et résistantes du cancer du sein.
Références scientifiques
A
- Aggarwal BB, Harikumar KB. Effets thérapeutiques potentielles de la curcumine, l’agent anti-inflammatoire, contre les maladies neurodégénératives, les maladies cardiovasculaires, pulmonaires, métaboliques, auto-immunes et des maladies néoplasiques. Int J Biochem Cell Biol. 2009 Jan; 41 (1) :40-59. Epub JUIL 2008 9. Examiner.
- Altenburg JD, Bieberich AA, Terry C, Harvey KA, Vanhorn JF, Xu Z, Jo Davisson V, Siddiqui RA. Un effet anti-prolifération synergique de curcumine et de l’acide docosahexaénoïque dans SK-BR-3 des cellules de cancer du sein: signal expliqué par les effets de chaque composé seul. BMC Cancer. 2011 Apr 21; 11:149. doi: 10.1186/1471-2407-11-149.
- Anand P, Kunnumakkara AB, Newman RA, Aggarwal BB. La biodisponibilité de la curcumine.
B
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Hewlings SJ, Kalman DS. Curcumin: A review of its effects on human health. Foods. 2017.
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Giordano A, Tommonaro G. Curcumin and cancer. Nutrients. 2019.



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